Success-stories énergétiques

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Les membres de la CBL-ACP s’activent aussi dans le domaine des ressources renouvelables. CMI, Siemens et Tractebel ne sont que quelques exemples de ce qui peut être réalisé dans le champ énergétique. Une preuve que les énergies renouvelables sont combinables avec les concepts de rentabilité économique et de croissance. De réelles opportunités attendent les entreprises belgo-luxembourgeoises.

 

CMI
L’entreprise liégeoise conçoit, intègre, modernise et entretient des équipements pour l’énergie, la défense, la sidérurgie, l’environnement et l’industrie en général. Forte d’un chiffre d’affaires de 1,2 milliard en 2016, elle a créé le secteur Environment et représente 4.600 employés dans le monde dont 1.400 en Belgique.

Il y a quelques semaines, CMI a présenté son projet-pilote, développé par son R&D, qui consiste à installer 22.000 m2 de panneaux photovoltaïques sur les toitures de son hall industriel. Rien de nouveau ? Un peu tout de même. En effet, CMI compte placer des batteries qui auront la capacité de stocker des importantes quantités d’énergie reçue mais aussi de pouvoir déstocker cette énergie rapidement au moment de pics de demande. S’ajoute à cela, le lancement d’un nouveau système appelé EMS, Energy Management System, qui permet d’optimiser les durées de charges et de décharges.

CMI Balteau

Fondée en 1978, conçoit et réalise des installations de pompage, de turbinage et de traitement d’eau à destination de clients publics et industriels. Elle est également active dans l’équipement électromécanique de barrages et d’écluses.

En décembre 2015, CMI Balteau a signé un contrat pour une valeur de 12 millions d’euros pour le forage et l’équipement de puits profonds destinés à la production d’eau potable dans le County de Kajiado au Kenya. Le projet prévoit le forage et l’équipement de 50 puits et la construction de châteaux d’eau, des points de distribution d’eau pour la population locale ainsi qu’un abreuvoir pour les animaux. Le projet est financé au travers d’un crédit mixte bénéficiant du soutien de Finexpo. La durée prévisionnelle des travaux est de 3 ans dont 1 an de maintenance. Dix puits ont déjà été réalisés. Le défi principal fut l’obtention des autorisations pour forer, l’authenticité du cadastre étant parfois difficile à certifier.

CMI Balteau entreprendra 3 autres projets au Kenya : Vihiga (réhabilitation et expansion des productions des sites d’eau de Kaimosi, Maseno et Mbale, ces sites bénéficient de la construction de 3 fermes solaire de capacité respective de 65 kW, 130 kW et 195 kW) Homa Bay (Ndhiwa et Rapdoi) et Kisii (Nyamira water supply) qui est en cours de négociation. Fort de ces commandes et d’autres projets en cours d’étude, CMI Environment a décidé d’implanter une filiale au Kenya pour couvrir le marché d’Afrique de l’Est.

L’entreprise a par ailleurs une vocation sociale dans le sens où elle essaie aussi de sensibiliser la population à l’utilisation de l’eau en expliquant le cycle de l’eau, apporte de l’aide en assurant l’approvisionnement en eau d’écoles ou d’hôpitaux en marge des projets et envisage de mettre de façon temporaire un médecin à disposition des populations locales lorsqu’elle travaille sur des projets.

Siemens – Eoliennes au Maroc

 

L’énergie éolienne a le vent en poupe. Le groupe Siemens a emporté un important appel d’offre pour la construction de plusieurs parcs au Maroc, totalisant 850 MW, en consortium avec le groupe énergétique “Nareva” (en lien avec le holding privé de la Famille Royale) et l’italien Enel. Siemens fournira les aérogénérateurs et les pales. Un des arguments clés d’attribution du marché était l’obligation d’une forte composante de production locale.

Les 5 parcs éoliens de l’appel d’offre sont situés à Tiskrad (300MW), Jbel Lahdid (200 MW), Midelt (150MW), Tanger (100MW) et Boujdour (100 MW). Un investissement total de 1 milliard d’euros.

Siemens a lancé la construction d’une usine de pales d’éoliennes à Tanger, créant 700 emplois et triplant la présence du groupe dans le pays. Le nombre total d’éoliennes augmentera ainsi de 350 à 400 éoliennes, soit un total de 1.000 pales à produire pour Siemens. L’usine sera implantée sur la zone franche “Tanger Automotive City”, proche de Tanger. L’usine entrera en production au printemps 2017 et sera par ailleurs une base pour l’export.
Tractebel – Nouakchott Wind Farm 35MW

In 2012, SOMELEC awarded Tractebel Engineering the contract as Owner’s Engineer, which included the support during procurement, design review as well as construction and commissioning of the first large-scale wind farm in Mauritania named “Centrale éolienne de Nouakchott”.

This wind farm is located on the southern edge of the city of Nouakchott. It has been realized under a turnkey EPC contract.

It consists of 15 of 2.0 MW each, a Medium Voltage connected network, a double links to Nouakchott’s 33kV grid, foundations and access roads for its construction and operation.

On the 24th November 2015, on the occasion of the 55th anniversary of the Mauritanian independency, the inauguration of this 35 MW wind farm of Nouakchott was celebrated.

During the inauguration, by S.E.M Mohamed Ould Abdel Aziz (President of the Islamic Republic of Mauritania), has mentioned that this project was a major milestone of country strategic orientation in the sector of “Renewable Energy”.

Mohamed Salem Bechir (Minster of Petrol, Energy & Mines) declared that renewable energies, such as wind & solar, are for the mauritanian authorities absolute priority in their strategy of sustainability and it is planned to increase renewable energies between 2015 and 2018 from 26% to 39%.

Since the first milestone in May 2015 – the production of the very first MWh – until today, the wind farm has produced over several hundreds GWh.

For Tractebel, this has been a real cooperation case to assist SOMELEC (TSO), in collaboration with local partner, throughout all phases of this challenging project.

Le potentiel de l’Afrique est énorme dans le domaine des ressources renouvelables. Le plus grand défi pour les entreprises belgo-luxembourgeoises est de ne pas râter le train en laissant passer les opportunités … et les parts de marché.

 

Gauthier Demaret et Nada Nebbou