Tourisme en devenir : les joyaux cachés de l’Angola

0
1190

A peine 20 ans après la fin de la guerre, l’image de l’Angola est en train de changer radicalement. Consolidant paix et stabilité politique, le pays affiche sa volonté de s’ouvrir au monde et entend bien devenir une destination touristique de choix. Avec de telles beautés naturelles inexplorées et avec l’aide de quelques futurs investisseurs, le pari est déjà presque gagné. 

Excepté quelques touristes d’affaires, les voyageurs sont encore peu nombreux sur le sol angolais en regard de la beauté stupéfiante de ses sites naturels. Entre gorges mystérieuses et chutes d’eau spectaculaires, hauts plateaux fabuleux et forêts équatoriales, savanes arides ou encore plages paradisiaques sur 1 600 km de côte, les paysages angolais n’ont rien à envier à ceux du Botswana ou de l’Afrique du Sud, où le tourisme est particulièrement florissant. L’Angola, c’est aussi un pays culturellement riche avec ses sites historiques et ses monuments hérités de l’ère coloniale. Un potentiel inouï, largement inexploité, qu’il reste à mettre en valeur. L’offre touristique commence à peine à éclore, synonyme de nombreuses opportunités d’investissement sur un terreau de plus en plus fertile pour les affaires.

Investisseurs bienvenus !

Conscient de son potentiel et confronté à la crise économique depuis la chute des prix du pétrole, l’Angola élabore depuis plusieurs années des stratégies pour relancer le tourisme. Créateur d’emplois, moteur de développement autant qu’outil de diversification économique, l’essor du tourisme angolais passera par un large appel aux investissements privés, nationaux et étrangers.
C’est du moins la voie choisie par le gouvernement, qui travaille à mettre en place des conditions favorables aux affaires (programme Prodesi) en révisant progressivement sa législation. Parallèlement, une vaste campagne de promotion pour attirer touristes et investisseurs internationaux en Angola est lancée via l’Institut angolais de Promotion du Tourisme (Infotur).

Parmi les priorités, il s’agit de développer des circuits touristiques pour valoriser le patrimoine naturel et culturel, en particulier dans la région de Calandula (Malanje), Cabo Ledo et Futungo de Belas (Luanda), et Okavango (Cuando Cubango). Créés en 2011 sur décret présidentiel, ces trois pôles touristiques n’ont guère été investis depuis, résultat de la crise qui a durement frappé le pays. Cabo Ledo par exemple, ne dispose pas encore d’infrastructures d’eau et de lumière ! Pour de nombreuses terres, aucun investissement n’est encore prévu. C’est pourquoi les investissements privés sont particulièrement attendus pour doter le pays d’infrastructures de transport (routier et maritime), d’accueil (hôtellerie, restauration) et de loisirs, mais aussi d’énergie et d’eau, entre autres. 

Le WTF investit un milliard de dollars USD pour développer le secteur touristique en Angola :
Le chantier est entamé avec la mise à jour d’un Plan national de développement du tourisme. Au programme, révision de la législation du secteur, inventaire du patrimoine touristique à destination des opérateurs, etc. S’il reste encore du chemin à parcourir, il est clair que l’Angola ne mérite plus les clichés qui ont pu rebuter les investisseurs. Les meilleures opportunités se profilent dès maintenant. A condition d’être bien conseillé et d’oser !

Luanda accueille le Forum Mondial du Tourisme 

Du 23 au 25 mai dernier, le World Tourism Forum (WTF) s’est tenu pour la première fois en Angola, dans les murs de la capitale. Une aubaine qui devrait donner le coup d’envoi d’une dynamisation du secteur touristique. Réunissant quelque 1 500 délégués, politiques et dirigeants de l’industrie du tourisme internationaux, l’événement signe le début d’une collaboration d’au moins 5 ans entre l’Angola et le WTF. L’objectif : attirer les investisseurs et promouvoir l’image du pays à l’étranger. 

Des visas simplifiés pour les touristes et investisseurs :
Il y a peu encore, obtenir un visa touristique pour l’Angola relevait de la gageure, ce qui en décourageait plus d’un ! Aujourd’hui le visa peut être obtenu à l’arrivée à Luanda sur présentation d’un passeport valide, d’un certificat de vaccination et d’un billet retour. La procédure est déjà valable pour les ressortissants de nombreux pays du monde, y compris les 28 membres de l’Union Européenne. Les visas pour investisseurs sont désormais gérés sur place par l’Agence de l’Investissement Privé et de la Promotion des Exportations (AIPEX).